Accueil

Après de nombreuses années de recherche et de réflexion, je souhaite vous faire partager le fruit de mes découvertes autour de la célèbre énigme historique du Masque de fer.

Le Masque de fer était-il un modeste valet et l’affaire se réduit-elle à une comédie, comme le concluaient Stéphane Bern et l’historien Jean-Christian Petitfils dans Secrets d’histoire ? Etait-ce au contraire, comme d’autres le pensent, un personnage de grande importance ? Telles sont les deux thèses qui s’affrontent encore de nos jours.

L’objectif de ce site est double :

puce Pour celui qui souhaite se faire une opinion par lui-même, j’établis une chronologie des faits et documents dont on dispose de nos jours, y compris certains non dévoilés jusqu’ici. Il ne reste au lecteur qu’à suivre ce fil conducteur.

puce Pour celui qui souhaite connaître mes conclusions, je produis le synopsis de ma thèse.

Enfin, pour ceux qui voudraient découvrir l’aventure détaillée de ma recherche, et comment d’une démarche personnelle j’en suis arrivé à participer à une émission sur France Inter et une autre sur Secrets d’histoire, je suis en train d’écrire un ouvrage que vous pourrez bientôt vous procurer.

A tous, je souhaite le plaisir de la découverte.

Claude Dabos

5 réflexions sur « Accueil »

  1. Bonjour
    Je reviens sur ce passage concernant les propos tenus par Saint-Mars lors de son passage à l’île Sainte-Marguerite peu de temps avant que son prisonnier n’y soit amené.
    « Les soldats de la garnison de Sainte-Marguerite guettaient son arrivée avec la plus vive curiosité car deux mois plus tôt le nouveau gouverneur Saint-Mars, venu sur l’île pour lancer le chantier d’une prison, s’était livré, avant de repartir chercher son prisonnier, à d’incroyables confidences. Il n’y aurait pas en Europe, assurait-il, de prison comparable à celle-ci, que ce soit pour la sûreté et le confort. Elle était destinée à un homme « qu’il avait eu longtemps sous sa garde au donjon de Pignerol et qui devait mourir s’il disait son nom ». Sur quoi Saint-Mars avait ajouté d’un air entendu : « Il y a des gens que le public croit morts et qui ne le sont pas. »
    Pourriez-vous SVP me donner la source cette phrase attribuée à Saint-Mars : « Il y a des gens que le public croit morts et qui ne le sont pas » ?
    Merci d’avance
    Denis Biette, Cercle d’Histoire et d’Archéologie des Alpes-Maritimes

    1. Bonjour,

      Merci pour votre message. La source de cette citation est la gazette « Nouvelles ecclésiastiques » tenue par Monseigneur Louis Fouquet (le frère de Nicolas Fouquet) du 4 septembre 1687 :

      « M. de cinq mars a transporté par ordre du Roy un prisonnier d’état de pignerol aux iles de Ste marguerite personne ne sait qui il est il y a défense de dire son nom et ordre de le (tuer) s’il l’avoit prononcé on en a conduit d’autres (à) Pignerol, et celuy sans doute de la sorte il y eut un homme qui s’y tua, celuy cy etoit enfermé dans une chaise à porteurs ayant un masque d’acier sur le visage et tout ce qu’on a pu savoir de cinq mars est que ce prisonnier etoit depuis de longues années a pignerol et que tous les gens que le public croit morts ne le sont pas »

      Ce document est consultable à la Bibliothèque Sainte Geneviève Paris (Réserve, Mss, vol.1477, folio 396 verso)

      Vous trouverez une copie de l’extrait manuscrit original dans les Ressources du site : http://www.masque-de-fer.com/ressources/gazette-du-4-septembre-1687

      N’hésitez pas à vous mettre en relation avec moi si vous avez d’autres questions.

      Bien à vous,

      Claude Dabos

  2. Cher Monsieur Dabos,

    Je me permets d’évoquer à nouveau, la présence supposée ou réelle du masque de fer au Suquet. On lit, qu’un squelette a été découvert dans la cave de cette demeure. Qu’est-il advenu de ces restes humains ? l’adn a-t-il permit d’établir de qui il peut s’agir ?

    Merci beaucoup pour votre site.

    bien à vous.

    Lea Raso

    1. Merci pour l’intérêt que vous portez à mon site.

      Pourquoi Louvois n’a-t-il pas fait tuer Fouquet ? Bonne question c’est-à-dire question embarrassante.

      Certes les Le Tellier avaient souhaité la mort du surintendant au moment de son procès. « On ne sait, avait ironisé Turenne, si c’est Colbert qui souhaite le plus qu’il soit pendu ou si c’est Le Tellier qui redoute le plus qu’il ne le soit pas ! »

      Il est probable qu’en 1680 Louvois n’aurait pas hésité longtemps s’il avait pu éliminer Fouquet sans autre forme de procès. Mais il ne l’a pas fait. On est donc réduit aux suppositions.

      Pendant les 15 années précédentes Saint-Mars a eu le temps de se rendre compte que Fouquet méritait un certain respect. Qu’il pouvait peut-être rendre de grands services au Roi et à l’Etat. Que l’attitude du roi à son égard avait bien évolué. En 1679, les Fouquet et les Saint-Mars avaient même sympathisé.

      Si Saint-Mars a néanmoins fait disparaître Fouquet dans la clandestinité, c’est parce que Louvois lui en a présenté l‘ordre comme émanant du roi. Saint-Mars a obéi au souverain et à son ministre, quelque « énorme » ait été cette décision. Mais il n’est pas entré dans une complicité active. Pas un mot confirmant la mort du prisonnier. Et même une rébellion en 1687, avec l’allusion aux « gens que le public croit morts et qui ne le sont pas ».

      Il y a autre chose. Fouquet détenait un secret de grand intérêt pour le roi et l’état. Et ce secret risquait de se perdre si Fouquet mourrait. Saint-Mars avait retranscrit à l’intention de Louvois cette phrase du prisonnier : « Dieu m’a donné des lumières d’affaires si grandes et de desseins si importants, si faciles et si glorieux, que je lui ferais un sensible déplaisir qu’elles fussent perdues sans qu’on en eût connaissance. »

      En tuant Fouquet, on se privait à jamais de l’accession à un secret apparemment extraordinaire. Peut-être est-ce là l’une des clés de l’énigme.

  3. Bonjour Monsieur,
    Je voulais vous faire part de toute mon admiration pour votre enquête et son aboutissement tout à fait convaincant. Vous parvenez à la même solution que Mr Arrèse en 1969 mais vous y apportez des élèments passionnants qui semblent lui avoir fait défaut. Toutefois ce dernier terminait son ouvrage en communiquant le très troublant « détail des pensions », ce que vous ne faîtes pas (du moins, semble t’il car j’ai peut-être lu trop vite votre passionnante démonstration et je m’en excuse si besoin!).
    A n’en pas douter, la mort officielle de Mr Fouquet tombe trop à point nommé (pour empêcher sa libération et surtout l’empêcher de s’exprimer peut-être enfin librement sur la terrible injustice dont il avait été la victime) pour ne pas être éminemment suspecte!
    Je suis troublé par l’intervention plus que regrettable de Mr Gaultier de Claubry dans le caveau des Fouquet ; dans quel document ou dans quel ouvrage est relatée son intervention? N’y aurait-il pas eu moyen d’enquêter (avec l’aide peut-être de Mr Petitfils?) sur ce qu’est devenue cette dépouille anonyme?
    Enfin, je souhaiterais, s’il vous plaît, être tenu informé de la parution de l’ouvrage auquel vous travaillez et dont j’aimerais beaucoup faire l’acquisition.
    Par avance, un TRES GRAND MERCI et encore BRAVO!
    Bien cordialement,
    Pascal LOISON

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